Nos rivières

L’Autruche, l’Ermite et la Madeleine

Les eaux du Territoire de Belfort s’écoulent vers la Méditerranée. Phaffans est traversé par deux cours d’eau appartenant au bassin de la Bourbeuse : L’Autruche et l’Ermite. La Madeleine traverse le ban communal sur quelques dizaines de mètres. Les parcours de ces trois rivières sont sensibles aux inondations et ont fait l’objet d’un Plan de Prévention des Risques d’Inondation du bassin de la Bourbeuse. Cette collectrice, longue de neuf kilomètres, naît de la jonction des rivières de la Madeleine et de la Saint-Nicolas. Elle rejoint l’Allaine dans le département du Doubs pour former l’Allan, affluent du Doubs.

L’Autruche

C’est une rivière de plaine qui naît d’une retenue d’eau, l’Etang de l’Autruche, créée au XVIe siècle sur la commune de Roppe à 368 m d’altitude. Elle se jette dans la Madeleine à Novillard, 28 mètres plus bas, après un parcours d’environ 8.7 km. Elle draine un bassin de 45 km2 et reçoit quatre affluents : le ruisseau de la Femme, l’Ermite, le Trovaire et la Clavelière. Sa pente moyenne de 0.32% est faible.

L'étang de l'Autruche construit au 16e siècle

L'étang de l'Autruche construit au 16e siècle

L'étang octobre 2010

Les bords de l'étang au début de l'automne 2010

Il y a londtemps, l’Autruche s’écoulait à travers de nombreux étangs, aujourd’hui asséchés, et animait des moulins, que l’on peut dénombrer sur la carte de Cassini du XVIIIe siècle.

L'Autruche passe au pied de Bessoncourt

L'Autruche passe au pied de Bessoncourt

En amont son milieu naturel est forestier, puis son lit s’élargit dans des prairies d’une bonne qualité écologique. Pourtant l’Autruche est dans un état fort dégradé, ceci s’explique par les apports des différents villages dont l’assainissement n’est pas encore totalement réalisé. Ses eaux sont donc peu favorables aux habitats aquatiques. Évidemment, le problème s’accentue en période d’étiage.

Vue vers l'aval de la vallée de L'Autruche

Vue vers l'aval de la vallée de L'Autruche

C’est une rivière classée en deuxième catégorie. On y trouvait en 1988 goujons, gardons, brochets, lottes, perches soleil, loches et perches communes. A cause de sa santé médiocre, cette apparente diversité ne doit pas masquer un peuplement déséquilibré, composé de gardons, chevaines et goujons. L’anguille a disparu aux alentours de 1980 et la lotte régresse. La tanche, la perche soleil et le brochet, en l’absence de zones de frai favorables, ne doivent leur survie qu’à l’étang en amont.

L'Autruche à son passage sous "Sur Haguenau", vue vers l'amont

L’Ermite

L'Ermite sort de son lit, vers 1910

L'Ermite sort de son lit, vers 1910

C’est un ruisseau qui prend sa source à Eguenigue à 380 m d’altitude. Il se jette dans l’Autruche après un parcours 3.8 km et un dénivelé de 33 m. La qualité de ses eaux est plus que médiocre. Sa vallée a la particularité de diviser Phaffans en deux parties, le noyau ancien du village et l’extension moderne composée de pavillons résidentiels. De ce développement  » en papillon  » résulte une urbanisation défavorable à l’intégration des populations.

La Madeleine

La Madeleine près de sa source, au pied du Baerenkopf (Photo J-C. M - 2011)

La Madeleine traverse au Jeune Bois le territoire de la commune sur une faible distance. Elle prend naissance à 780m d’altitude dans un bassin de réception situé sur le flanc sud du massif vosgien du Baerenkopf. Elle se prépare alors à un parcours de 25 Km pour donner naissance à la Bourbeuse après sa jonction avec la Saint-Nicolas sur la commune de Bretagne. Sa pente moyenne est de 1.76%. Deux affluents principaux la grossissent : le ruisseau de Bourg-le-Chatelet qui la rejoint à Lacollonge et l’Autruche qui la rejoint à Novillard à 340 m d’altitude. Son bassin hydrographique, hors celui de l’Autruche est de 45 km2 et concerne une population de plus de 5000 habitants.

  • Le cours de la rivière traverse divers milieux :
  • En amont d’Etueffont, c’est un torrent sauvage, au lit parsemé de rochers, créant mouilles et radiers, bordé par une riche ripisylve. Cette partie du cours est favorable au chabot et à la truite fario et aux oiseaux comme la bergeronnette, le cincle plongeur et le martin-pêcheur.
  • Des marais et étangs en particulier dans sa zone de confluence.
  • Des espaces agricoles.

La rivière traverse Anjoutey, Bessoncourt, Bethonvilliers, Chèvremont, Etueffont, Fontenelle, Lacollonge, La Madeleine-Val-des-Anges, Menoncourt, Petit-Croix, Petimagny et Phaffans. (dans l’ordre alphabétique)

La Madeleine est classée rivière de première catégorie piscicole jusqu’à son passage sous la départementale RD419, au Moulin des Bois sur la commune de Bessoncourt.

Elle accueille une variété importante de poissons :

  • A La Madeleine-Val-des-Anges : chabot, truite fario.
  • En aval d’Etueffont : brochet, carassin, carpe, chabot, chevaine, gardon, goujon, loche franche, perche, perche soleil, rotengle, tanche, truite arc-en-ciel, truite fario, vairon.
  • En amont de sa confluence avec l’Autruche : ablette, brème, brème bordelière, brochet, carpe, chabot, chevaine, gardon, goujon, hotu, lamproie de planer, loche d’étang, lotte, perche, perche soleil, poisson chat, rotengle, tanche, truite arc-en-ciel, truite fario, vairon, vandoise.

Pour plus d’information, le site du « Réseau du bassin Rhône-Méditerranée-Corse » est un portail de données et d’informations sur la qualité des eaux, l’état des milieux aquatiques, la pollution, la politique de gestion de l’eau et de description des poissons de nos rivières.

La rivière animait plusieurs moulins. Proches de Phaffans, se trouvaient :


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