Coiffes et cornettes

Article de A. Vautherin. Société Belfortaine d’Émulation n°25 (1906)

Parmi cet inventaire de coiffes régionales de la fin du 19e siècle, on retrouve celle en usage à Phaffans.


Désignations des coiffures inventoriées ci-dessus:

câle ai favoris, câle hâle, câle ai diairi, cornette, cournette,, capot, , touquet.

Le docteur Auguste Vautherin écrivait en 1906 :

« Quelques coiffures, cornettes, câles, etc. des environs de Belfort, qui ont en grande partie disparu devant les chapeaux à fleurs ! Celles qu’on voit encore sont portées par les personnes âgées. Elles ont été supplanté dans le pays de Montbéliard par la « cale ai diairi », c.-à-d. coiffure à chignon amenée par la Réforme, introduite par les comtes Wurtemberg. D’après Schérer, cette coiffure vient du Wurtemberg.
Le mot diairi proprement dit signifie en Montbéliard chignon, par abréviation, il signifie câle-ai-diairi.
Nos cornette sont essentiellement comtoises ; on les remarque à Porrentruy, ce qui avec le patois, indique une parente ethnique très proche.
A Belfort, on en a vu jusqu’à notre époque qu’on avait affublées dans ces derniers temps du nom de polka ! (À Châtenois on en faisait pour les Vosges voisins, leur prix pouvant monter à 15 fr. !) ».