Son histoire, suite…

Les invasions des peuplades du Nord et de l’Est de l’Europe,  au cours du premier millénaire avant Jésus-Christ, puis des Francs, ont laissé de nombreux vestiges dans notre région, tel le  casque découvert dans une ancienne sablière de Lacollonge et qui date de 500 ans environ avant Jésus-Christ. (voir la page dédiée)

En 792 le village est indiqué sous le nom de pagus PEFFERAUGA, lieu où il y a des huttes et des chaumières. Ce nom viendrait de PFARER voulant dire curé ou paroisse en allemand et du suffixe AUGA qui pourrait signifier « lieu humide ». Au XI° et XII° siècle il se nomme FAFEN à l’époque des comtes de Montbéliard et PFEFFINGEN sous les Ferrette. Cette paroisse, PAROCHIA en patois, jouant un rôle spirituel important sur les villages des alentours, est à l’origine du terme BAROCHE, encore utilisé aujourd’hui.

Cette plaque de rue se trouve dans le village médiéval de Chiusa dans la province du Trentin-Haut-Adige, au pied des Dolomites. Cette région de l’Italie, appelée aussi Tyrol-du-Sud, parle trois langues : l »allemand, l’italien et le ladin. On peut lire ici les mots Pfarr et Parrochia.

Le nom du village se trouve parfois écrit, de façon phonétique, FAFAN et même FAEFEN. Il a pu donner le patronyme de la famille FAFFA qui apparaît au XVII° siècle à Dannemarie et Retzwiller dans le dénombrement des possessions mazarines. De Manspach sera issu le conseiller général Jean FAFFA au XIX° siècle (cf. le Nouveau Dictionnaire de Biographie Alsacienne) et c’est à Dannemarie que naîtra, en 1744, Joseph Wendelin FAFFA, futur vicaire de Largitzen, Friesen, Tagolsheim et curé de Bisel. En 1772, Jean-Christophe FAFFA est huissier-sergent à Dannemarie, alors qu’en 1790, un certain FAFFA est « bourg-maître de Dannemarie ».

Les cartes anciennes

Ces extraits donnent d’autres orthographes de Phaffans. Sur celle des paroisses de 1540 on lit PAFFON, tandis que sur celle de l’Evesché de Basle de 1660 on trouve PAFON (ou PAFEN). On remarque que ces cartes étaient plus que fantaisistes par leur orientation, la position des villages et leurs noms !

 

Extrait de la carte de l'Evesché de Basle "Sequani latobrigi" de Nicolas Sanson - 1660

La carte de Cassini

Carte Cassini

Carte de Cassini

Dressée par ordre du roi Louis XV, la « Carte de Cassini » est la plus ancienne des cartes couvrant la France entière à l’échelle topographique . Cette feuille a été levée en 1757-1759 et publiée en 1762.


Le blason

Note :  de conception récente, ce blason légendaire  n’a aucun fondement historique

L’écu est de forme française. En son champ (traduction : sur le fond) sinople (vert) symbolisant les pâturages, un pasteur, pâtre ou berger, muni d’une houlette, veille sur ses brebis. L’une d’elles s’abreuve dans une source rappelant la « Tierbrunen » (en allemand : fontaine des animaux), fontaine légendaire dans l’histoire de la naissance de Phaffans.

L’écu est bordé d’azur, bordure qui simultanément souligne et divise en deux pièces le chef (le tiers  supérieur de l’écu) teinté or, couleur rappelant les blés dont les grains étaient moulus dans les moulins à eau qui, autrefois, jalonnaient les rivières du village et ses environs. Ils sont représentés dans chacune des pièces de l’écu.

La pointe de la bordure azur du blason porte l’inscription attribuée à l’origine du nom du village :

« Pastor fidelis animarum fidelium »

Les premières lettres assemblées de cet acrostiche, PFAF, forment le début du nom du village « Pfaffans » selon une de ses anciennes orthographes. Mais attention, dans l’allemand moderne, le mot PFAFF, signifiant anciennement « curé », « religieux », est devenu injurieux, méprisant. Il a été remplacé par le mot PFARRER.

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Evénements marquants


En 1815, la Baroche fut particulièrement sinistrée, cette plaque en marque le souvenir. Elle est visible sur la façade de la grange curiale.

Linteau Incendie 1815

Maison reconstruite après l’incendie de 1815