Nos toits de chaume

 

« Dieux ! que sont devenus ces toits de chaume et ces foyers rustiques qu’habitaient jadis la modération et la vertu ».
Jean-Jacques Rousseau,
Discours sur les sciences et les arts, 1750

La délibération de 1902

Délibération du conseil municipal du 16 mars 1902 (ADTB)

Quelques pistes

Ces toits ne sont pas couverts de chaume mais le furent sans doute dans le passé.

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L’habitat dans le Territoire de Belfort

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J’ai réalisé la carte ci-dessous en m’aidant de trois documents :

  • Toitures en chaume à Gommersdorf et ailleurs en Haute-Alsace sur le site de Marc Grodwohl pour le signalement des derniers toits de chaume dans le Territoire de Belfort (en rose).
  • HEIDET (Bernard), « La maison rurale du Territoire de Belfort », mémoire de 1964, édité par « Maisons paysannes d’Alsace », Ungersheim. 1985.
  • Fiétier (Roland), Colney (Michel), « Les paroisses du Territoire de Belfort des origines au début du XIXe siècle », Annales littéraires de l’Université de Besançon, Diffusion des Belles-Lettres Paris 3e. 1993.

Exemples de chaumières au début du XXe siècle

Construite sur l’une des pentes de la vallée de la Rosemontoise, dans le piémont vosgien, cette chaumière typique est couverte d’un toit rapiécé.

Avant la guerre de 1914

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Ferme couverte de chaume au pied des Vosges

Le travail des chaumiers

Illustrations de la « Description des Arts et Métiers » de l’Académie Royale des Sciences de Paris, Tome IV, 1726.

Dans un champ de chaume sur pied, un ouvrier le récolte par petites brassées . Un meulon D de chaume est constitué de froment et d’avoine recouvert d’une protection en paille longue. La figure 2 représente un ouvrier qui rassemble les brins de chaume en javelles, puis un autre les lie avec de la paille longue 3 et les met en tas 4.

Le chaume est secoué pour arranger les brins suivant leur longueur. L’ouvrier-couvreur pose les javelles sur la charpente lattée. Elles sont posées sur des coussinets qui forment l’égout du toit. Les ridelles de rive protègent les javelles du vent. Des chevilles sont enfoncées dans le garni du pignon pour mieux retenir les javelles. Les harts, liens d’osier ou de corde, servent à lier les javelles sur les lattes et chevrons et à faire les coussinets. Les grandes javelles  sont liées avec de l’osier ; elles sont coupées en deux pour faire deux coussinets.

Cet outil 9, ci-dessous, s’appelle un fauchet, sorte de peigne qui sert à égaliser le chaume.