Sa vieille horloge

Disparue..

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Un cadran ?

Cette carte postale révèlerait l’existence d’un cadran sur la face nord du beffroi, donc de la présence effective d’une horloge.

Un cadran ?

La proposition de 1855

Une lettre accompagnant un devis de Schwilgué,  documents curieusement retrouvés dans les archives de la mairie de Bessoncourt, nous rappellent que notre église avait une horloge  qui donnait l’heure sur deux cadrans extérieurs de forme carrée, l’un au nord et l’autre au sud. Leurs emplacements sont encore visibles sur le beffroi.

Selon une rumeur, Joseph Dravigné, curé de Phaffans de 1909 à 1924, aurait jeté, avant la Grande Guerre, une pierre dans le mécanisme de l’horloge qui, faisant un bruit infernal, l’empêchait de dormir ! Mais ce mouvement d’humeur est difficile à croire… Il suffisait d’arrêter le balancier. Pourquoi n’a-t-on pas fait appel à un horloger pour régler le problème ?

Il y a quelques dizaines d’années, des restes d’horloge ont été malheureusement donnés à un collectionneur ou a un ferrailleur de passage, avec le consentement unique et supposé du conseil de fabrique,  sans celui du président du Syndicat Intercommunal de la Baroche !

L’horloge détruite était ancienne, elle n’était pas celle du très célèbre Schwilgué qui n’a donc jamais fait affaire à Phaffans, ses archives nous le confirment. Il sera intéressant d’en connaître l’histoire, un jour les archives nous en diront peut-être plus.

C’est un patrimoine de la Baroche qui a disparu pour toujours..

Cette  horloge Schwilgué/Ungerer de 1859  est exposée à l’entrée de l’église de Fresse (70)

La lettre de Schwilgué

Strasbourg du 4 septembre 1855

Monsieur le Curé de Phaffans,

Portrait de Schwilgué

Portrait de Schwilgué (Strasbourg 1776-1856)

Lorsqu’il y a une 15ne de jours, mon contre-maître, le Sieur Théodore Ungerer, a eu l’honneur, Monsieur le Curé, de vous entretenir au sujet de la grande horloge de votre église, il vous a exposé comme quoi toutes les réparations que l’on ferait à cette ancienne 3, ne seraient qu’en pure perte, attendu qu’il faudrait souvent renouveler de pareilles dépenses sans que pour cela cette horloge obtienne une marche régulière dans le mouvement et des fonctions sures dans la sonnerie.

Pour éviter cet inconvénient, et pour faire jouir vos paroissiens des avantages d’une horloge en tout parfaite, j’ai l’honneur de vous offrir une pièce qui devra répondre à tout ce que vous pourrez désirer sous ce rapport. C’est ainsi que cette nouvelle horloge posséderait toutes les propriétés qui se trouvent énoncées sur la pièce ci-jointe, intitulé supplément à l’aperçu.

Quant à la dépense qu’il faudrait faire pour l’acquisition de cette nouvelle horloge, vous la trouverez indiquée sur l’aperçu de prix que j’ai également l’honneur de vous transmettre ci-joint.

Les prix de cet aperçu ont été basés sur les indications que m’a communiquées M. Théodore Ungerer, et ils ont été calculés d’après les valeurs portées au prospectus dont vous recevrez un exemplaire par le courrier de ce jour.

Si les ressources dont vous pourriez présentement disposer pour l’établissement de cette horloge ne suffisaient point, je m’empresserai, Monsieur le Curé, de vous accorder des termes de payement à échoir dans plusieurs années.

Dans l’attente de vos ordres, j’ai l’honneur, Monsieur le Curé, de vous présenter mes civilités très distinguées.


Un extrait de la lettre

Les documents de la proposition