Notre église

Notre Dame de l’Assomption

L’église est située au sud-ouest du village, dans l’enclos du cimetière. Elle se dresse, imposante, sur le bord d’une crête dominant la vallée du ruisseau de l’Ermite, ruisseau qui se jette, un peu plus loin en aval, dans la rivière de l’Autruche. L’édifice, visible de nombreux points du Territoire de Belfort, constitue un élément d’identification très fort de notre village.

Sur cet emplacement, une chapelle puis une petite église, vers 1500, ont dû précéder l’édifice actuel. Le lieu fait penser immédiatement, lorsque qu’on l’observe bien, à une butte votive ou à une motte féodale.

L’édifice actuel fut érigé en deux phases, le clocher vers 1700 et la nef de 1726 à 1735, sous l’impulsion de Nicolas Delefis, abbé de Lucelle et grand mécène de l’art baroque. (Après l’incendie de son abbaye en 1699, il reconstruisit une nouvelle églises de style baroque. Il fit venir à Lucelle et à Saint Apppolinaris des artistes de renom tels que Maître Stauder).

Notre église est, aujourd’hui, l’un des plus beaux exemples de ce style de toute la région. La nef, surmontée de tribunes, est flanquée de deux chapelles latérales. La charpente et les décors intérieurs ont été refaits de 1828 à1835, tandis que les fresques peintes au plafond datent des années 1930.

L’église est inscrite à l’«Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques» par l’arrêté du 21 décembre 1994, pour ses retables et statues qui composent son mobilier intérieur.


Les travaux récents sur le beffroi

Pendant le siège de Belfort, en 1870, le beffroi servit aux prussiens de poste avancé d’observation. Les obus français ne manquèrent pas de tomber et finirent par toucher le monument en quatre points. Durant ces bombardements les offices religieux se déroulèrent dans la chapelle Sainte Brigitte et Saint Roch d’Eguenigue.

La dernière restauration du beffroi en 1998 a nécessité l’utilisation d’échafaudages pendant plusieurs mois. Les pierres de grès rose cassées ou éclatées ont été retirées des murs et remplacées par de nouvelles identiques. L’ensemble des murs ont été rejointoyés.
Peinture d'Alain Casero
Peinture d’Alain Casero