La tuilerie de la May

La ferme de la May était située sur le banc de Menoncourt. Ce plan est extrait du cadastre d’Eguenigue. La ferme, en rouge a été ajoutée  pour avoir une meilleure compréhension de l’ensemble. L’emplacement de la carrière d’argile est encore visible aujourd’hui, bien que la forêt ait repris ses droits depuis longtemps.

La tuilerie en 1831 (extrait du cadastre ADTB)

En 1807

Cette tuilerie était en mesure de fournir les besoins locaux. Ainsi, dans le devis estimatif pour des travaux de l’église de Phaffans du 06 septembre 1807 , le sieur  Jean Pierre Chappelier propose qu’elle fournisse 4000 tuiles pour le toit de l’église :

Devis estimatif de 1807

« Il sera fourni pour faire face aux articles précédents quatre mille tuiles qui seront prises à la tuilerie de la Maie ou à celle de Lauw à raison de trente cinq francs le millier y compris les frais de transport ce qui fait une somme de cent quarante francs ».


En 1835

Dans le devis pour la réfection des murs de clôture du cimetière et du toit de l’église, établi par l’architecte Poisat, les installations de la May produisaient aussi de la chaux.

Sous détail n°4

Sous détail n°4 (ADTB)

Sous détails n°9 et 10

Sous Détail 9&10 (ADTB)

Qui était Diogène Poisat (1808 -1881) ?

Architecte peu connu, il a pourtant été l’un des  plus prolifiques de la région de Belfort et du sud de l’Alsace entre 1840 et la fin des années 1860. Il a construit des églises jusque dans le canton de Berne, à Saint-Imier. En 1837, son premier chantier important  est l’extension de l’hôpital civil de Belfort.

Il reçoit ensuite de nombreuses commandes pour des écoles comme celle de Vézelois (1842) . Il édifie des églises nouvelles dans le Territoire de Belfort, d’inspiration néo-gothiques : Bavilliers (1846-1850), de Vézelois (1849-1852), de Réchésy (1850-1860), de Rougemont-le-Château (1853-1868) et de Giromagny (1857-1862). Dans son œuvre, l’église de Grandvillars, de style roman, fait figure d’exception.

La synagogue de Belfort, située initialement à proximité immédiate du fort Hatry,  doit être déplacée en 1852 à cause de l’extension de la caserne. Un jardin à l’arrière du faubourg de France est acheté, la nouvelle synagogue s’y élève sous la direction et les plans de Poisat et d’un architecte parisien Léon Jossier. Elle est inaugurée en 1857.