Introduction
Le village de Phaffans, capitale de la Baroche compte aujourd’hui 321 habitants (INSEE – population totale 2009). Il fut le centre historique d’une paroisse regroupant cinq autres villages de l’est de Belfort : Denney, Roppe, Éguenigue, Menoncourt et Lacollonge. Il doit une partie de sa notoriété à son curé Marc Antoine Berdolet qui fut nommé par Napoléon premier évêque d’Aix-la-Chapelle le 29 avril 1802.
Après avoir été patronnée par l’abbaye bénédictine de Murbach (Haut-Rhin), la paroisse fut annexée, au XIVe siècle par l’abbaye cistercienne de Lucelle, puis, en 1782, elle fit partie des paroisses rattachées au diocèse de Besançon.
Plusieurs événements importants et malheureux ont marqué son histoire. En 1444, la paroisse de Phaffans fut ravagée lors du passage des Armagnacs. En 1632, lors de la guerre de Trente ans, de gros dégâts furent causés par les Suédois. En 1815 lors des guerres napoléoniennes, la Baroche fut particulièrement sinistrée, les Autrichiens ayant incendié 60 maisons sur 64 et l’église saccagée à Phaffans ; 94 maisons sur 114 à Bessoncourt, 39 sur 53 à Denney, 8 sur 37 à Lacollonge, et deux habitations à Menoncourt. En 1870, lors du siège de Belfort le clocher de l’église, qui servait d’observatoire aux Prussiens, fut sérieusement endommagé par les tirs d’obus des troupes française assiégées.
De nombreuses troupes ont stationné dans notre village pendant la Grande Guerre : le centre d’écoute radio RG3 de Pierre Binder, l’Escadrille BR9 et la Company A du 127e régiment d’infanterie américain.
Depuis les années 1970, sa vocation rurale disparaît peu à peu au fil des décennies. Phaffans est un lieu de vie très agréable à l’écart des développements urbains.
Ponts de vues récents
A gauche, les extensions récentes de village sur la crête de « Sur Haguenau »
Denney et Roppe vus depuis Erbillon
Un point de vue sur les Vosges
D’après un panneau de la C.C. du Tilleul
Première partie
Suite, plus à l’est…

